Farewell Day 1 Para


 

Notre Farewell Day du vendredi 27 août débutera par une parade sur la Grand Place de DIEST. Nous attendons ce jour-là beaucoup de monde et la capacité de la tribune étant très limitée, il ne sera donc pas possible de placer tout le monde sur cette tribune

Le même problème se posera également le soir lors du spectacle ‘sons et lumières’ offert par la Ville de DIEST dans la Citadelle
Dans les deux cas, il y a une limitation du nombre de places disponibles par rapport au dossier de sécurité que nous devons établir.

Nous vous demandons votre compréhension.

Tout le monde est naturellement le bienvenu.

Ce message sera la seule forme d’invitation que nous vous enverrons.

Nous souhaitons également remercier tout ceux qui ont consacré un peu de leur temps pour le 1 Para dans ces temps difficiles

 

Compte rendue de l'assemblee générale tenue le 20 mars au 1 Para à la citadelle de Diest.


 

 
PEGASUS MUSEUM V.Z.W. MUSEE PEGAE A.S.B.L.
1 Para – Citadel

1 Para – Citadelle

3290         DIEST 3290      Diest
Tel. 013/35 31 38 Tel. 013/35 31 38
IdentificatieNr 20120/95 N°Identification 20120/95
OndernemingsNr 456 334 421 N°d’entreprise 456 334 421
Toelating Vl-Brabant 3/21/97/00010 Permis Vl-Brabant 3/21/97/00010

22 mars 2010


COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE TENUE LE 20 MARS 2010 AU 1 PARA A LA CITADELLE DE DIEST


ORDRE DU JOUR

1. Discours du président

Le président souhaite la bienvenue aux membres présents et spécialement au Lieutenant-Colonel DESCHEEMAEKER, commandant du bataillon. Il commence par dire que la dissolution de l’unité jettera une ombre sur le déroulement de cette assemblée parce qu’elle compromettra également l’avenir du musée. Le Conseil d’administration a établi une appréciation de quelques alternatives et venait à la conclusion que le Centre d’Entraînement de Schaffen serait le meilleur endroit parce que tous nos anciens y sont passés et le musée aurait l’opportunité de continuer ses activités en coopération du Service du Tourisme de la ville de Diest. A la manque de toute alternative, il ne restera rien d’autre que le Musée de l’Armée qui est actuellement confronté avec une pénurie très importante d’espace, aussi bien dans les caves que dans les salles d’exposition.
Il présente ensuite la composition actuelle du Conseil d’Administration

2. Rapport du Secrétaire

Pour cette Assemblée Générale :
• 854 invitations ont été adressées
• 293 membres ont confirmé leur participation
• 152 membres ont demandé à être excusés
Depuis la dernière assemblée du 7 février 2009, la Conseil d’Administration s’est réuni 8 fois et 24 différents groupes ou associations ont visité le musée ; ceci représente 2.412 personnes, y compris les visiteurs comptés lors de la Journée des Familles du 28 août 2009. Le procès verbal de cette Assemblée Générale sera publié sur notre site web, sous la rubrique « nouvelles ». Le président remercie le secrétaire.

3. Situation des membres

Le président donne quelques éclaircissements à propos de l’état du nombre des membres.
Le 31 décembre 2009, l’ A.S.B.L. comptait 853 membres. 73 nouveaux membres ont été recrutés et 43 furent rayés des listes du fait qu’ils avaient omis de payer leur cotisation, pour cause de décès, ou en raison d’un changement d’adresse non communiqué. La liste des membres fera partie intégrante du dossier administratif qui sera déposé, comme chaque année, au Greffe du Tribunal de Commerce à Louvain.
Le président annonce que le conseil a été informé du décès de treize membres depuis la dernière assemblée. Les noms suivent par ordre chronologique : HENRIVAUX Georges (24/03/09), JANSSENS Roger (11/05/09), VANAUTREVE Roger (09/06/09), GOOSSENS Ferdinand (26/07/09), GHEYSEN Norbert (06/08/09), COOLS Cyriel (29/08/09), WECKX Marguerite (14/09/09), REDIG Felix (11/10/09), BARTHOLOME Jean (01/11/09), KUBICZEK Hubert (01/11/09), DEWOLF Eddy (24/11/09), SEYE Firmin (04/01/10) et KLEINJANS Rob (15/01/10).
Une minute de silence est respectée, non seulement à la mémoire de nos membres, mais également pour tous les Para-Commandos décédés au cours de l’année écoulée.


4. Réalisations

Le président fait savoir que les travaux dans le musée se sont limitées à des réparations et de l’entretien après les nouvelles inquiétantes d’une fermeture.
La dépense la plus importante est allée à l’achat d’une remorque pour le transport de la jeep Recce et le président donne la parole à Monsieur Dirk Broeckx pour un rapport des activités du team Jeep Recce. Celui-ci donne un aperçu des travaux effectués et qui ont abouti au finissage complet de la jeep. Le team a participé aux manifestations suivantes : les deux jours de Ursel, la remise de commandement à la Grande Place de Diest, le Fly-in de Schaffen, la Journée des Familles et la commémoration Lt Limbosch à Peer-Meeuwen.Le team continuera à participer à des manifestations et les amicales peuvent toujours faire appel à eux.

5. Rapport du Trésorier

Le trésorier présente le bilan 2009 et passe en revue, en les expliquant, les recettes et les dépenses. Bilan 2009 en annexe (Uniquement pour l’exemplaire destiné au classement).
Il n’y a pas de remarques à propos du bilan présenté et celui-ci est approuvé par l’Assemblée. Les vérificateurs aux comptes, Messieurs REYNDERS Theo et ROSSINFOSSE Maurice, signalent n’avoir pas de remarques à formuler après contrôle de l’année comptable 2009. Les avoirs de l’A.S.B.L. ne dépassant pas les 25.000,00 €, une déclaration en ce sens sera faite, au cas où l’Administration des Finances l’exigerait.
Le président demande ensuite à l’Assemblée de bien vouloir donner décharge au trésorier et au Conseil d’Administration de toute responsabilité à propos des finances pour l’année 2008. L’Assemblée Générale marque son accord.
Le président présente ensuite le budget 2010 et donne des explications à propos de différents postes. Il demande le maintien de la cotisation 2011 à hauteur de 5,00 €. L’Assemblée Générale marque une nouvelle fois son accord.
Il est ensuite fait appel aux candidatures pour les postes de vérificateurs aux comptes 2010. Messieurs CUYVERS Frans (N) et NIVARLET Jean-Pierre (F) se portant candidats, leurs candidatures sont acceptées. Le président remercie le trésorier.

6. Modification des statuts

Il n’y a pas, pour cette réunion, de propositions de modifications des statuts ou du règlement administratif.

7. Renouvellement partiel du Conseil d’Administration

Les mandats suivants sont renouvelables :
Messieurs DAENEN Jaak, DE PELSMAEKER Albert et HOSSE Jacques sont sortant est candidat pour un nouveau mandat.
Le président lit la directive suivante : « Lors de chaque Assemblée Générale, des membres sortants du Conseil d’Administration et qui se portent candidats, peuvent être réélus par simple approbation de l’Assemblée ». Le président demande l’accord de l’Assemblée Générale pour un nouveau mandat à attribuer à ces trois personnes. L’Assemblée marque son accord à l’unanimité. Le président remercie l’Assemblée pour cette marque de confiance.

8. La dissolution de l’association

Le manque de toute alternative pour héberger le musée, amènera à la dissolution de l’association. Le président donne plus d’information sur la procédure à suivre. La dissolution ne peut être prise que par une assemblée générale extraordinaire et avec une majorité particulière. Le cas où l’assemblée n’obtiendra pas le nombre requis de membres présents ou représentés, il serait possible, deux semaines plus tard, de réunir une nouvelle assemblée qui pourrait, elle, décider sans quota particulier. Le président exprime le souhait qu’il ne viendra pas si loin.


9. Discours du LtCol DESCHEEMAEKER

Le commandant du 1 Bataillon de Parachutistes relate les évènements importants de l’année écoulée et en particulier le séjour sur l’aérodrome de Kaboel en Afghanistan. Il annonce pour l’année en cours encore une manœuvre en Norvège avant la dissolution de l’unité. Cet exposé est fort apprécié par les participants à l’Assemblée Générale.

10. Divers

Le président invite l’Assemblée à se rendre auprès du Monument au « Col BLONDEEL » et à rendre hommage au fondateur ainsi qu’aux membres des Unités Parachutistes disparus.
Les membres auront ensuite l’occasion de visiter le shop et le musée avant que de terminer l’après-midi de manière conviviale au bar.

Le président remercie le Conseil d’Administration pour le travail réalisé et a un mot pour tous ceux qui, de manière bénévole, s’impliquent pour faire rayonner l’image des Parachutistes à travers le musée. Il remercie les membres présents, leur souhaite une excellente fin d’après-midi et leur fixe rendez-vous l’an prochain à la même période. C’est ainsi que l’Assemblée Générale 2010 est clôturée.

Fait à DIEST, le 20 mars 2010
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R. AERTS R.                                                                                                                      NOTEBAERT
Président                                                                                                                            Secrétaire
 

 


Discours d'ouverture de l'AG 2010 à Diest


 

 L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’A.S.B.L. MUSEE PEGASE DU 20 MARS 2010 A DIEST

(Discours d’ouverture du président)

Chers amis du Musée Pégase,

Permettez-moi, au nom du Conseil d’administration et en mon nom propre, de vous souhaiter la bienvenue à cette assemblée générale et de remercier tout particulièrement le Lt Col Descheemaeker pour sa présence parmi nous. La première image projetée donne le ton de ce qui malheureusement jettera une ombre sur cette réunion. Dans l’introduction du discours que j’ai prononcé ici même l’an dernier, je vous avais fait part de ma grande inquiétude suite à la visite inopinée d’un représentant du Premier Centre Régional pour l’Infrastructure d’EVERE en décembre 2008.

Je cite mes propres mots : « Cette annonce m’a fortement inquiété, pour la bonne et simple raison, qu’à l’heure actuelle, la Défense est en train de procéder à toutes sortes de ventes et à faire payer l’utilisation de domaines ou de matériels militaires… La menace que ceci entraînerait des frais liés à l’une ou l’autre exigence était donc bien réelle. Heureusement, il n’en a pas été de la sorte, puisque mon correspondant m’a fait savoir par la suite que notre Musée devait être considéré comme un instrument de propagande œuvrant à la  renommée de la Défense ! »

Personne parmi nous, n’a pensé à l’époque, que cette visite s’inscrivait  dans le cadre plus large d’une fermeture définitive. Personne n’aurait accepté à l’époque, l’idée que la Citadelle puisse se retrouver un jour sur la liste des infrastructures à vendre, sans que l’on ne tienne compte le moins du monde avec la valeur opérationnelle de son utilisateur, le 1 Para. Il est bien évidemment plus facile de déterminer le coût d’une brique plutôt que la valeur d’une unité. Ceci dépend en plus de celui qui fait la comparaison et du but qu’il s’est fixé.

Notre a.s.b.l. a été créée afin de permettre au Musée Pégase de poursuivre son existence, alors qu’en 1991, des directives émanant de l’Etat-Major de la Force Terrestre interdisaient de continuer à le faire au niveau des Unités. Notre association aide de la sorte le 1 Para à exploiter son Musée, dans l’esprit où il fut créé en son temps, par le Colonel BIDLOT.

La Défense n’avait toutefois pas supprimé toutes les aides. C’est ainsi qu’au jour d’aujourd’hui, nous disposons encore de la fourniture d’eau, d’électricité, de chauffage et que la concession dont nous bénéficions prévoit que la Défense prenne à sa charge, les frais d’entretien des bâtiments et d’équipement de sécurité incendie. La correspondance est encore adressée par voie militaire et il nous est toujours loisible de demander un transport de manière occasionnelle.

Mais, si le 1 Para disparaît de l’ordre de bataille, la Défense supprimera également ces relatives largesses auxquelles elle n’était pas tenue. Les Unités dissoutes se retrouvent d’ailleurs avec leur étendard au Musée Royal de l’Armée. Au cours des dernières décennies, ce Musée a eu à faire face à tellement de suppressions d’Unités, qu’il est à craindre que l’espace d’exposition venant à manquer, seul le chemin des caves reste accessible. Nous n’en sommes pas encore là. Le Commandant du Régiment Para-Commando et d’autres officiers en activité de service sont à la recherche d’alternatives valables.

Le Conseil d’administration a établi différentes appréciations au travers desquelles un déménagement éventuel vers Tielen, Heverlee ou Schaffen a été examiné sous divers angles. Il nous a semblé que le facteur d’appréciation principal dans le cas présent, était celui qui permettrait aux Anciens de retrouver, à l’avenir, le chemin du Musée dans un cadre familier.  Schaffen, où chaque Para-Cdo un jour est passé, pourrait de la sorte convenir.

Une deuxième conclusion, toute aussi importante, est que la promotion vers le public ne peut être mieux faite qu’à Diest. Des visites guidées du Musée et de la Citadelle sont en effet régulièrement organisées, soit par le Quartier et notre association, soit par la Ville qui les inclut dès lors dans visites plus étendues organisées par le Service du Tourisme de Diest.

Une autre possibilité consisterait à maintenir le Musée à son emplacement actuel, à condition qu’il puisse faire partie d’un projet plus large des Monuments et des Sites et qu’il puisse bénéficier d’une nouvelle concession octroyée par le nouveau propriétaire des lieux.

Diest, la ville marraine du Bataillon, ne verrait pas d’un bon œil le départ éventuel de ses Para’s et de leur Musée. Elle ne dispose malheureusement pas des moyens financiers nécessaires pour reprendre à son compte, le domaine militaire dans son ensemble.

La Citadelle se dresse à un jet de pierre de la Grand Place et son avenir cause de ce fait à juste titre pas mal de soucis au Conseil communal. Le départ des Para’s ternirait la vie sociale locale. Les organes de gestion de la Ville s’inquiètent des conséquences que pourraient avoir les activités d’un nouvel occupant éventuel. Le lundi 29 mars, le Conseil communal consacrera une de ses réunion à ce thème. Le Group d’Action Citadelle Diest lance dès lors un appel pressant afin d’y être présents en masse. La salle de réunion ne permet l’accès qu’à un nombre restreint de spectateurs, mais la Grand Place n’en est que d’autant plus grande…

Nos statuts stipulent, que notre association s’assigne comme but d’honorer les traditions des Special Air Service belges et des Unités de Parachutistes en apportant son soutien à toute initiative tendant à promouvoir la cohésion, le moral et l’esprit corps des Parachutistes. Je suis convaincu que ces nobles principes seront à l’avenir, bien plus difficiles à mettre en pratique. Il est presque sûr, que les concepts « parachutiste » et « commando » disparaîtront en tout ou en partie lors de la prochaine restructuration.

En guise de conclusion, l’avenir du Musée semble si sombre, qu’une dissolution de notre association est également à envisager. C’est pour cette raison qu’elle a été placée à l’agenda.

Par ces mots, je déclare cette assemblée générale ouverte.

Roger Aerts,

Président

 

Pétition SOS 1 Para


 

Jan LAUREYS, Bourgmestre de la Ville de DIEST, accompagné de l’Echevin Robert SIMONS et du Lt Col e.r. Roger AERTS, ancien Chef de Corps du 1er Bataillon de Parachutistes, se sont rendus au Cabinet du Ministre DE CREM, afin de lui remettre en mains propres les pétitions SOS 1 Para.

Roger AERTS a mis l’accent sur le fait que la Ministre était peut-être un excellent manager, mais pas pour la Défense. Ce sont en effet, les valeurs opérationnelles des Unités qui doivent être utilisées comme norme principale et non les coûts d’entretien de leurs Quartiers. Il lui a par ailleurs reproché la fermeture d’une Unité du Régiment Para-Commando, qui répond pourtant parfaitement au type de Brigade qu’il souhaite créer : légèrement armée, flexible et mobile à l’extrême. Mais dans le cas présent, le Ministre se comporte exactement comme OPEL, qui ferme un siège performant comme celui d’ANVERS, ce qui a amené le Ministre-Président Kris PEETERS à faire part publiquement de sa déception, de son incrédulité et de sa frustration.

Jan LAUREYS a fait part de ses doutes à propos des coûts d’entretien pharamineux avancés et a tenu à faire remarquer que l’avenir de la Citadelle semble sans issue, alors que cette dernière est d’une importance primordiale pour la Ville. Il a également attiré l’attention sur les nombreux drames familiaux qui seraient la conséquence directe d’une fermeture.

Pétition SOS 1 Para : www.sos-1para.be

 

l’Administration communale de Diest a organisé une conférence de presse à la l’Hôtel de Ville


Ce 15 janvier, l’Administration communale de Diest a organisé une conférence de presse à la l’Hôtel de Ville. La télévision régionale et divers organes de presse étaient présents. Au cours de la conférence de presse, Pieter Branckaerts, webmaster du site www.paracommando.com  et gestionnaire du site de pétition www.sos-1para.be, a remis la liste comptant déjà plus de 9.000 signatures rassemblées au Bourgmestre.

Malgré cette remise de signatures, la pétition continue à circuler sur le thème « La bataille continue, signez la pétition !» Les sympathisants peuvent toujours faire connaître leur soutien au 1 Para en se rendant sur le site www.sos-1para.be

CONFERENCE DE PRESSE DU 15 JANVIER 2010 A DIEST

PETITION POUR LE MAINTIEN DU 1er BATAILLON DE PARACHUTISTES

Il y a quelques jours, le Ministre de la Défense a fait, à propos des réformes planifiées, des concessions aux politiciens Wallons, grâce auxquelles les Unités de Bastogne et d’Arlon échappent à la dissolution. Comme motifs invoqués pour ce revirement, il a été fait appel à l’emploi régional et au respect dû aux soldats Américains qui ont combattu et sont tombés au cours de la Bataille des Ardennes. Il aurait pourtant été de mise, d’inclure dans cet hommage rendu à l’ancienne 101 Airborne Division, le Régiment Belge du Special Air Service, dénommé, depuis 1952, le 1 Bataillon de Parachutistes. Celui-ci a en effet, lors de la Bataille des Ardennes, participé aux opérations qui ont arrêté et contenu l’offensive Von Rundstedt. Ce qui d’ailleurs, lui a valu la mention « Ardennes » sur son étendard. Mais c’est ce même bataillon, qui aujourd’hui, se trouve sur la liste de notre Ministre et est donc voué à disparaître. L’annonce de cette décision provoque dès lors, auprès des Anciens encore en vie, un sentiment de profond abattement et une grande tristesse.

Lors de l’établissement de cette restructuration, il n’a pas été tenu compte des valeurs opérationnelles. Le 1er Bataillon de Parachutistes constitue l’une des meilleures, si pas la meilleure, des Unités de combat opérationnelles dont dispose le Pays. En attestent, les nombreuses citations dont l’Unité peut faire état depuis sa création en 1942.

Le plan de restructuration fait partie intégrale d’un plan global d’économies du Gouvernement. Selon l’argumentation avancée, une citadelle, ne convient plus - au jour d’aujourd’hui - pour y héberger une Unité et les frais d’entretien du bâtiment sont trop élevés, beaucoup trop élevés. Au cours des 57 années que l’Unité y a établi ses quartiers, son personnel ne s’est pourtant jamais plaint des conditions de vie. Que du contraire. Le cadre et le personnel sont fiers de servir au sein d’une construction emplie d’allure qui confère à leurs activités, un caractère particulier. La Citadelle avec son glacis et le Centre d’Entraînement de Parachutistes de Schaffen, tout proche, constituent l’endroit idéal, offrant toutes les facilités voulues, pour l’entraînement d’un bataillon de parachutistes.

Afin de rendre décisif l’argument des économies soi-disant réalisées, un poste annuel d’entretien des bâtiments pour la rénovation de la construction de pas moins de 20 millions d’Euros, a été créé de toutes pièces. Depuis que l’Unité s’est installée à la Citadelle, en 1953, la Défense ne s’est jamais investie dans sa rénovation et jamais un budget n’a été prévu à cet effet. Les seules infrastructures qui ont été entretenues, sont celles qui étaient nécessaires à la vie de l’utilisateur des lieux, à savoir le 1 Para. En temps de crise grave, comme c’est le cas aujourd’hui, il paraît dès lors peu crédible que la Défense se consacre à la conservation de monuments historiques, alors que personne ne l’a invitée à le faire. D’autant plus qu’à ce jour, le Service de la Protection des monuments et des sites ne l’a jamais requis voire exigé. Le Parlement a été informé de manière incomplète à ce sujet et il a même fallu une question parlementaire afin d’obtenir un peu plus de clarté à ce propos.

Depuis la publication du plan de restrictions, le Premier Bataillon de Parachutistes est déployé en Afghanistan, plus exactement à Kaboul et son personnel n’a pas encore eu la possibilité de se concerter sérieusement avec femmes, enfants et familles à propos de l’attitude à adopter en cas de fermeture.

Pieter Brankaerts, le webmaster du site www.paracommando.com a organisé à lui seul, une action de récolte de signatures par le biais d’une pétition sur internet et par la mise en circulation de formulaires papier. Aujourd’hui, il vient remettre personnellement les résultats de ces actions à l’Administration communale de la ville de Diest, ville marraine de l’Unité. A ce jour, 9.229 signatures ont ainsi été récoltées, dont 3.073 grâce aux formulaires. L’action se poursuit !

Avec les derniers développements au niveau politique, il y a suffisamment d’arguments, pour demander au Ministre de la Défense de maintenir le 1 Bataillon de Parachutistes et ce, au sein de sa Citadelle de Diest.

Who dares wins !

Roger Aerts

Ancien Chef de Corps

 

Discours 15 novembre du Lt Col e.r. Aerts


 

Chers sympathisants de l’ancien Régiment Para-Commando et du 1 Bataillon de Parachutistes.

Je me permets de croire qu’il n’y a que fort peu de compatriotes qui ne connaîtraient pas les Para’s de Diest. J’ose penser, par ailleurs, que cette Unité constitue l’une des meilleures Unités de combat dont dispose le Pays. Elle dispose en effet, pour étayer cette thèse, de suffisamment de titres de noblesse telles les citations figurant sur son Etendard et les nombreuses mentions à l’ordre du jour de l’Armée. L’Unité commença son existence en 1944 sous les auspices du Special Air Service, accumula de précieuses informations derrière les lignes et perturba les activités ennemies de manière à faciliter la victoire finale des Alliés.

Alors qu’elle était engagée dans les opérations, elle parvint à se muer intégralement en une unité de reconnaissance dotée de jeeps blindées et participa dès lors, à l’interception de l’offensive Von Rundstedt, ainsi qu’à la progression des troupes alliées, comme élément de tête, au travers du nord de la Hollande et de l’Allemagne.

De telles prouesses, n’ont pas été imitées par beaucoup d’autres et n’ont été rendues possibles que grâce à une extraordinaire flexibilité, elle-même basée sur une très grande expertise professionnelle. A partir de 1960, l’Unité a participé avec succès à quasi toutes les opérations humanitaires, petites ou grandes. Les marques de gratitude exprimées massivement par la population, après les événements liés à l’indépendance du Congo, à l’issue des opérations à Stanleyville et à Paulis en 1964, ainsi qu’après les opérations au Shaba en 1978, sont encore bien fraîches dans les mémoires des plus âgés parmi nous.

L’actuelle prise de décision de la dissolution annoncée de l’Unité s’est réalisée sans appréciation préalable complète. Seuls, ont été retenus à cet effet, les paramètres qui convenaient aux intentions des responsables. Qui plus est, certains, parmi ces paramètres, sont peu crédibles, voire fallacieux.

Quelques exemples . Dans la structure planifiée, les Brigades de combat sont constituées à partir d’Unités appartenant aux deux régimes linguistiques, dans le but de ne pas encourager plus avant une fédéralisation, ou pire, de ne pas en jeter les bases. Cette même Autorité utilise au même moment ce même bilinguisme comme arme pour faire éclater le 1 Para. Depuis sa création, l’Unité n’a jamais connu de problèmes causés par une discrimination quelconque en ce domaine. Tout un chacun est membre de cette même grande famille, sans distinction de langue ou de couleur de peau. Certains, parmi nos parlementaires, feraient bien d’en prendre de la graine, en se rendant compte sur place de cette approche exemplaire.

Un autre exemple d’invraisemblance est de nature budgétaire et concerne les frais d’entretien qui sont portés en compte. Depuis que l’Unité a pris ses quartiers à la Citadelle, en 1953, l’Autorité s’est contentée de n’entretenir de cette infrastructure que les parties indispensables à la vie de son utilisateur, à savoir, le 1 Para. Pour justifier les arguments qui sont à la base de la prise de décision actuelle, on utilise dès lors un montant énorme, qui serait nécessaire annuellement, afin d’assurer l’entretien de l’ensemble du bâtiment avec, entre autre, la réfection intégrale de pans de murs éboulés dans les douves. En période d’austérité et de crise, la Défense se mettrait soudainement à jouer les champions de la protection des monuments et des sites, alors que personne ne le lui a demandé ! Qui pourrait croire pareille sornette ?

Le simple fait que les chiffres ne sont pas rendus publics, prouve à lui seul que tout débat à ce propos est soigneusement volontairement écarté. Seule une question parlementaire posée par l’opposition pourrait apporter un peu de clarté en la matière.

Depuis la suspension du service militaire, il y a un problème réel de recrutement, mais cet argument lui aussi est utilisé de manière détournée. Il est inexact de faire croire qu’il y aurait un manque de candidats ; bien au contraire, il y en a en suffisance. C’est le cadre dans lequel le recrutement et la formation se déroulent qui est à revoir. Il est lui insuffisant, voire néfaste. Toutes les propositions qui ont pu être faites et qui visaient à inverser cette spirale descendante ont été balayées avec mépris.

Cette réforme signifie en clair l’estocade finale pour le Régiment Para-Commando: il est tout simplement rayé de la carte. Notre Ministre et le Gouvernement sont responsables de cet état de choses. Il s’agit d’un devoir mal fait, qui ne tient compte que d’économies à réaliser et de rentrées d’argent dont on peut dès à présent dire qu’elles n’atteindront pas le résultat escompté.

Ce que notre Gouvernement a par contre très brillamment réussi, c’est de créer pas mal de misère humaine au sein de nombreuses familles de militaires et de laisser partir à veau l’eau, les acquis de beaucoup de formations coûteuses et des capacités opérationnelles bien réelles, alors que les fonds manqueront dans le futur pour en créer de nouvelles. Depuis 1991, le démantèlement systématique du Régiment a commencé. Depuis lors, les coups de sape n’ont plus jamais cessé de s’intensifier.

Il se peut que l’exécution sans faille des missions humanitaires ait pu créer, chez certains, des sentiments de frustration et de jalousie. Mais même si telle était la réalité, elle ne devrait pas pouvoir servir de base pour justifier la sublimation sournoise du Bataillon. Il est du devoir de nos Autorités de revoir l’appréciation qu’elles ont faite. Le Premier Bataillon de Parachutistes doit continuer d’exister.

Who dares wins !

Roger Aerts

Président

Musée Pegase

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Manifestation à Diest ldu 29.10.2009


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