Une affiche a été réalisée afin de faire encore mieux connaître par un large public, le Musée ainsi que le site Internet.

Au cas où, dans votre Club ou dans votre Association, vous disposeriez d’un panneau d’affichage, il vous est possible de télécharger et d’imprimer ce poster.

Cliquez ci-dessous sur le lien pour sauvegarder le poster.

Affiche Musée Pégase

Création de l’a.s.b.l. “The Belgian Para-Commando Regiment Association”.


Le Cercle Officiers et Cadre Para-Cdo, Association de fait, avec siège rue du Châtelain 46 a 1050 Bruxelles a cessé d’exister et sera, après la parution des statuts de la nouvelle ASBL au Moniteur, remplacé par la BPCRA.

Nous publions ci-dessous deux articles qui vous donnent les raisons de notre opération. Notre motivation est la protection du patrimoine et la création de contacts avec tous les paras-commandos, anciens et en service actif, qui veulent bien nous appuyer. Ces articles sont des extraits de la brochure « Spirit » qui vient de paraître fin juillet 2011.
Nous n’avons pas encore un website, mais nous espérons en avoir un bientôt.

Les statuts seront publiés ultérieurement ainsi que le formulaire pour devenir membre de notre Association.

Kol Mertens Walter                                                                                                                      Col Jean Jeunehomme

 

TRIBULATIONS D’UNE PAIRE DE PRESIDENTS
SEPT MOIS DE REFLEXION
UNE SOLUTION POUR L’AVENIR DE NOTRE PASSE

LES MUTATIONS

Chacun a pu se rendre compte au cours des trente dernières années de l’impressionnante mutation subie par le Régiment para-commando. Un fait est plus respectable qu’un lord-maire, il est inutile bien sûr de reprendre par le détail le carrousel de tous les événements, pressions, manœuvres, tentatives de résistance et deuils successifs qui ont donné le résultat que nous connaissons aujourd’hui.

Ce qu’il importe de mettre en relief, ce sont les conséquences de cette évolution pour les associations post-professionnelles.
Dans le passé, elles pouvaient compter sur l’appui des unités d’active dont elles étaient issues, pour mettre en valeur le patrimoine dont elles étaient les héritières (en résumé le « spirit », l’esprit de mémoire, le culte du souvenir et de la reconnaissance, la fierté de l’appartenance, les musées, les monuments, les collections, les documents).

Jusque dans les années 80, le service militaire amenait au Régiment un flot constant de candidats paras-commandos de tous grades. Ce réservoir de « futurs anciens » a complètement disparu et leurs associations fondent comme neige au soleil.
Des unités ont disparu, leurs héritages matériels et immatériels tomberont inévitablement en quenouille si on ne réagit pas.
Le Régiment para-commando ayant été transformé en « Brigade légère » (Lt Bde), l’interlocuteur naturel des associations nationales, l’état-major para-commando (EM Régt) a disparu pour être transformé en un quartier-général dont les préoccupations sont totalement différentes de celles de son prédécesseur. On vit littéralement dans un autre siècle, il faut bien le constater.

Il est évident que cette évolution n’est pas terminée. La préservation des héritages amassés depuis près de 70 années par les unités parachutistes, commandos et paras-commandos deviendra une tâche de plus en plus difficile.
Au fur et à mesure de la perte inévitable de la spécificité para-commando (qui a remarqué qu’il n’y a plus aucune unité qualifiée de « para-commando » ?), le problème à résoudre sera de plus en plus lourd, si nous ne nous organisons pas au sein d’une structure réunissant toute association et toute personne privée ayant œuvré ou oeuvrant au devoir de mémoire.

LA STRUCTURE

"Pour être efficace, il faut comme hier agir en réseau", petite phrase tirée d’un carnet d’une trentaine de pages et publié sous le titre « Indignez-vous ! » par un Français de 93 ans. Stéphane Hessel n’a jamais cessé effectivement au cours de son existence (à commencer par la Résistance au cours de la IIème guerre mondiale) de s’indigner des situations inacceptables et de les résoudre par le biais de l’action en réseau. La leçon est importante. Dans une situation inacceptable et qui ne semble pas pouvoir être améliorée, il n’y a pas mille solutions : s’indigner ensemble, travailler ensemble pour y remédier.

Nos motifs de s’indigner sont nombreux. Chacun les connaissant, il est inutile de les ressasser et d’en dresser la liste, encore moins d’en désigner les responsables. Deux exemples quand même, ne serait-ce que pour montrer l’utilité et la nécessité de l’action en « réseau ».
Le 1 Para, une des deux composantes originelles du Régiment, supprimé ; et son musée à vau-l’eau ! Qui ne s’en indignerait pas, par exemple ?! Mais le vrai problème qui se pose maintenant est bien de sauver la mémoire de tout ce qui est lié au 1 Para.
Une Brigade légère, fière de se déclarer le successeur du Régiment, mais qui paraît ne pouvoir accorder qu’un intérêt mitigé pour la problématique de l’avenir des associations post-professionnelles issues des unités parachutistes, commandos et paras-commandos ! Qui ne s’en indignerait pas ? (Ici heureusement un bémol quand même : l’intérêt et l’appui qu’elle porte aux activités de l’ANPCV, association qui, par son empreinte territoriale importante, patronne méritoirement une série d’événements à portée médiatique non négligeable).
Là encore, le vrai problème qui se pose maintenant est bien de trouver une solution afin de rétablir avec le QG de la Brigade le genre de relations qui existèrent naguère entre les associations post-professionnelles et l’EM du Régiment.

Ayant repris la présidence du Cercle des Officiers et Cadres paras-commandos, nous avons fait à notre tour (combien en effet ne l’ont-ils pas fait avant nous ?!) une analyse de la situation respective des associations et tenter un pronostic rationnel de leur évolution la plus probable. Les conclusions ne sont un secret pour personne. Le constat varie pourtant sensiblement, la situation nouvelle étant quand même fort différente de celle d’il y a 10, 20 ou 30 ans. Mais il n’y a pas de secret non plus en ce qui concerne la nature des solutions aux défis à rencontrer.

Il nous est apparu indispensable d’asseoir autour d’une même table un maximum des associations ayant pour objet commun la « sauvegarde des héritages ». Il n’y a qu’ainsi qu’on créera le « réseau de Stéphane Hessel ». Seul moyen viable de réussir pour peu qu’il travaille dans une convivialité propice aux rencontres créatives, il réunirait les associations prêtes à coopérer sans arrière-pensée et en pleine ouverture d’esprit, à la réalisation de l’objectif commun. Aucune d’elles en effet, trop spécifique et trop faible, ne pourrait envisager de l’atteindre seule. Aucune d’elles n’est à l’abri de l’usure du temps ; chacune d’elles possède une spécificité qui la rend indispensable dans un secteur d’action bien déterminé ; aucune n’a le poids ni les moyens nécessaires pour survivre sans les autres.
Tout le monde ne sait-il pas cela depuis longtemps ?! Oui ! Mais que se passe-t-il donc qu’on ne soit pas encore arrivé à s’asseoir sérieusement autour de cette fameuse « Table ronde » ?
L’histoire est longue à raconter, et plus encore à commenter. En résumé : les associations et les individus qui en ont la charge ont leur ego et leurs caractères dominants ; elles et ils ont aussi chacun leur vision ou leur manque relatif de vision sur les situations à prévoir et gérer.
Pour vos longues soirées d’hiver, contactez ceux qui, plus diserts, connaissent la « saga Châtelain » beaucoup mieux que nous.

Restons-en à un rapide survol de la situation des associations nationales, c’est-à-dire de celles susceptibles d’être les premières et les plus ardentes candidates au « réseau ».
La Fraternelle des Agents parachutistes, à proprement parler pas anciens du Régiment para-commando, mais forçats de la même galère en une période délicate de gestion commune du Home para-commando. Elle a repris des couleurs et la gestion du bâtiment. Sa survie est conditionnée par le maintien de l’appui et de la clientèle des anciens du Régiment.
Le Fonds social para-commando continue imperturbablement à remplir avec rigueur son office humanitaire.
L’Association para-commando asbl est cliniquement morte, mais certains légistes ne pensent pas urgent d’enterrer le cadavre… en attendant le croque-mort qui acceptera la tâche (on l’a trouvé, patience!).
L’ANPCV, asbl composite, rassemble avec un bonheur parfois mitigé des « régionales » réparties sur tout le pays, et coordonne avec succès les activités de ces dernières. Elles contribuent, par le biais de commémorations et de réunions locales à la préservation du souvenir et à la solidarité entre anciens compagnons d’une même région. Les activités nationales statutaires et les cérémonies parrainées sont un précieux adjuvant pour le souhait toujours vivace chez certains de montrer leur appartenance passée à des unités du Régiment.
Le Cercle des Officiers et Cadres paras-commandos : voir deux paragraphes plus loin.
Mais caractères communs à toutes ces associations, faut-il le souligner : tout d’abord l’inévitable vieillissement de leurs forces vives qui, sans réaction, mènera à terme (plutôt court que moyen) à leur extinction ; et puis la réticence (à moins que cela ne fût de l’inconscience) à embrayer sur la seule solution viable pour subsister : organiser la poursuite de ses propres objectifs en participant ensemble à la poursuite d’un objectif commun.

Depuis les engagements enthousiastes et solennels de novembre dernier sur le principe d’une entente constructive, rien n’a encore pu être matérialisé. Il y a bien eu quelques réunions ; mais en trop petits comités et d’où, en plus, enthousiasme et engagement étaient absents, plombés par une méfiance atavique à l’égard des nouveautés.
Certaines associations ont sans doute l’impression que faire partie d’un réseau (pourtant indispensable à leur propre survie) reviendrait à perdre leur autonomie. Mais la passivité intellectuelle et la crainte de l’inconnu ont certainement joué un rôle aussi dans cette inertie.
Et puis il y a deux handicaps suprêmes : d’une part la Brigade légère n’est plus le Régiment para-commando ; et d’autre part, les associations n’ont, depuis belle lurette, jamais plus organisé en commun leurs relations avec l’EM para-commando ni a fortiori avec la Lt Bde. Ceci sont des constatations, en aucun cas des critiques. Constat aussi, le peu d’intérêt suscité au sein du QG Brigade par les problèmes de perpétuation du souvenir, protection du patrimoine, conservation des témoignages, protection des héritages, appui aux associations d’anciens, encouragements à leur structuration, etc…

Nous n’en resterons pas là bien sûr. On reprendra les contacts. Nous sommes persuadés de ce que la nécessité de cette table ronde s’imposera, tôt ou tard, à l’esprit de ceux qui souhaitent sincèrement éviter la disparition de l’Héritage, après avoir dû assister à celle du Régiment.


LE CERCLE DES OFFICIERS ET CADRES PARAS-COMMANDOS

Il y a un autre chantier tout aussi, voire plus important, à prendre en main : le Cercle doit trouver une deuxième jeunesse et s’adapter aux conditions nouvelles. On peut difficilement concevoir que quelques centaines de membres dont la plupart ont servi de nombreuses années au Régiment para-commando, attendent dans le bateau et les bras croisés que le barreur, censé posséder la science infuse, les amène à bon port sans qu’ils aient à donner un coup de rame. Les gens conscients de la situation (il doit bien y en avoir encore) doivent se déboutonner et donner un coup de main. La revue Spirit vous donne l’occasion de vous exprimer. Mais si nous ne recevons pas de matières à éditer, non seulement la revue ne paraîtra plus, mais encore le débat d’idées aura-t-il complètement disparu.

Le Cercle fut créé du temps du service militaire : il y avait donc pléthore de cadres de réserve. Cela date d’il y a plus de 20 ans. Le Cercle survit avec les membres de cette époque, sans qu’une capacité de renouvellement n’ait été mise en place. Les préoccupations des unités et le manque d’information ont fait que le Cercle y est quasi inconnu … même par les chefs de corps !
Comment espérer recruter pour le Cercle dans un univers où on ne connaît pas son existence ?
Question qui en amène une autre : comment espérer faire connaître le Cercle, s’il ne se donne pas les occasions et les moyens de se faire connaître ? Il faut recréer des liens entre les générations actuelles et nous.


LES OBJECTIFS

Le sauvetage, la préservation et la mise en valeur des héritages matériels et immatériels des unités parachutistes, commandos et paras-commandos.
Le rétablissement des liens avec les unités parachutistes et commandos


LES METHODES

Nous désirons faire œuvre utile. Nous souhaitons donc des outils efficaces.
Laisser aux associations la responsabilité entière de leur champ d’action.
Etablir avec elles les structures d’une coordination de la communication interne et externe, la répartition des objectifs et des champs d’action, et toute méthode visant à l’élaboration de programme efficaces et efficients. Activer la « Table ronde » dans les meilleurs délais.
Transformer le Cercle en une association sans but lucratif visant à promouvoir, en liaison avec les associations membres de la Table ronde et avec la Bde Lt, toute opération répondant à son objet statutaire ; c’est-à-dire la préservation, la restauration et la mise en valeur des acquits matériels et immatériels du Régiment para-commando.
 

Walter Mertens                                                                                                                                 Jean Jeunehomme

 

A LA CROISEE DES CHEMINS
UNE GESTION INTEGREE DU COMBAT CONTRE LA DISPARITION DE L’HERITAGE

Nous avons établi un énième diagnostic et nous en avons tiré des conclusions. Nous n’avons pas l’intention de (ni vocation à) regarder passer les trains en attendant que les héritages paras-commandos se dissipent sur les marchés aux puces et que le temps fasse disparaître petit à petit la montagne des souvenirs, des raisons de fierté, des témoignages (moments de tristesse et de satisfactions intenses) amoncelés par le Régiment et ses unités depuis la deuxième Guerre mondiale.
Après quelques mois de réflexion, l’heure est à l’action et le temps aux décisions. Nous vous les communiquons. Chacun en fait bien sûr ce qu’il en veut. Nous savons très bien que nous ne sommes pas indispensables, mais nous savons aussi que nous serons disponibles à 100 % pour réaliser le seul projet défendable à nos yeux.

LEMME (proposition indémontrable, grâce à laquelle on peut démontrer de choses …)
Vouloir sauvegarder l’Héritage, dans tous ses aspects et toute sa diversité, au profit de tous (« Anciens » et « Actuels »), c’est d’abord vouloir garantir la survie des associations qui s’en préoccupent et établir une communication et une coordination entre elles. Mais c’est aussi susciter une communication entre les associations et les unités subsistantes (QG Bde Lt, 2 Cdo, 3 Para, CE Cdo et CE Para). Et c’est enfin garantir que la gestion de l’héritage d’une unité ou association défaillante puisse, sans perte aucune, être reprise en charge par l’une ou/et l’autre des consœurs.

LE CERCLE

Le Cercle des Officiers et Cadres paras-commandos, élément vital dans la galaxie des associations post-professionnelles, se doit de disposer des mêmes outils et de la même validité légale que les autres associations. Cela requiert de s’organiser en une association fortement charpentée, capable de prendre en charge sa part du contrat.
Pas question de s’insinuer dans des activités fort bien organisées par d’autres (ANPCV, Fraternelle, Fonds social, musées divers, etc…).
Mais bien question de travailler dans trois domaines :
- prendre en charge les domaines « oubliés » de l’Héritage ;
- aider les associations existantes à conserver la capacité de remplir leur rôle ;
- préparer le fonctionnement du secrétariat d’une Table ronde, qui sera constituée (faut-il le rappeler) par des représentants des associations souhaitant y participer.

LE PLAN ?

Fort simple !
• créer une A.S.B.L ;
• lancer un appel à ceux de nos membres actuels et futurs qui se sentiraient inspirés par la valeur du projet et, avec eux, structurer l’entreprise ;
• rétablir les connections disparues entre les unités et les associations survivantes ;
• remplir les conditions préliminaires à la réunion d’une Table ronde.


Walter Mertens                                                                                                                                  Jean Jeunehomme


 

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